Rupture de poulie

Fin mai dernier je me suis fait une rupture complète de la poulie A2 de l’annulaire de ma main gauche.  Presque 5 mois après, j’écris cet article pour aider et orienter tous les grimpeurs qui passent malheureusement par là.

La poulie qu’est ce que c’est ? En bref (vous en trouverez sûrement beaucoup plus sur internet), c’est une gaine qui permet de tenir les tendons fléchisseurs des doigts contre l’os. Il en existe 5 par doigt et les plus importantes sont A2 et A4 (mais ce sont aussi celles qui cassent le plus souvent !).

Le contexte

© Ghislain Pippers

En mai dernier j’ai grimpé pratiquement qu’en falaise, c’était super ! Ma motivation était énorme et je passais vraiment de belles journées dehors. Seulement voila, les journées en falaise sont fatigantes et on ne s’en rend pas vraiment compte. Fin mai j’ai enchaîné 4 jours de grimpe avec un contest de bloc (Outdoor Mix Festival), une journée dans mon projet en falaise, une finale de bloc (OMix Fest) et un entrainement à TSF Voiron.  J’avais prévu de me reposer ce 4ème jour (et j’en avais besoin) seulement vous savez comment c’est… on se fait facilement embrigader par les copains… Alors ce jour là j’ai fait une voie, deux circuits de rési et des suspensions.
Deux jours plus tard je suis partie grimper à Céüse, reposée! J’ai grimpé là-bas 2 jours – 1 jour de repos – 1 jour sans réelles douleurs si ce n’est une petite gène (comme un hématome) au niveau de la première phalange. Ensuite, je suis partie aux championnats de France Universitaire à Marseille. Et, sur l’épreuve de bloc, ma poulie a lâché au bout d’1h30 de contest, sur un cube en pince dont l’arête frottait sur ma poulie. Ça a fait un bruit bizarre, comme un craquement d’articulation.

Alors sachez qu’une poulie ne casse pas forcément en préhension arquée!  Et attention à la fatigue!

La prise en charge médicale

Le lendemain j’ai passé une échographie qui montrait une rupture partielle (donc 1,5 mois de repos). Cliniquement je n’avais pas de “corde d’arc” vraiment apparente donc rien d’inquiétant. Mais heureusement j’ai été bien prise en charge par l’équipe de l’IMMS (Institut de la Main et du Membre Supérieur) à Marseille, et notamment le docteur André Gay que je remercie. Avec mon niveau et l’importance de cette blessure pour mes projets, j’ai dû faire une IRM supplémentaire. Celle-ci a directement montré une rupture totale. Ne vous contentez donc pas d’une échographie, le diagnostique n’est pas certain à 100% !

En cas de rupture totale deux choix sont proposés :

– Pour un niveau inférieur à 7b/c environ, 45 jours à 3 mois d’arrêt avec bague (orthèse doigt) puis reprise progressive. Une poulie fragile mais amplement suffisante se reconstruit.
– Pour des grimpeurs dans le huitième degré, opération et 3 mois d’arrêt minimum.

Se faire opérer était une évidence pour moi étant donné mes ambitions pour la suite. Seulement voilà, il existe deux méthodes d’opération. Enfin une ancienne et une nouvelle.

  1. La première méthode (la plus ancienne) consiste en une greffe. La reconstruction se fait soit en utilisant un fragment du ligament annulaire dorsale du carpe (prélevé par une courte incision à la face dorsale du même poignet) et fixé sur les moignons de la poulie rompue par des points ou des ancres, soit en utilisant un greffon tendineux régional. L’immobilisation est de 45 jours avec une attelle en plastique thermoformable et sur mesure prenant le poignet fléchi à 45° et les métacarpophalangiennes des doigts concernés en flexion à 90°. Puis 45 autres jours avec une attelle thermoformable de la phalange du doigt concerné.

    Attelles thermoformables de poignet et de doigt (et ma peau qui pèle !!)

  2. Une nouvelle méthode, réalisée seulement sur les grimpeurs de Haut-Niveau pour le moment, consiste en une suture de la poulie rompue sous 15 jours, avant qu’elle ne se nécrose. L’immobilisation est réduite de moitié, soit 21 jours d’attelle de poignet et 21 jours d’attelle de doigt.

La reprise a lieu dans les deux cas à 3 mois post-opératoire. Et la rééducation est la même avec un décalage chronologique (étant donné que le port de chacune des attelles n’est pas de la même durée).

Mes 11 points de suture

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Après une visite au service Chirurgie de la Main du CHU Grenoble où l’on me proposait une greffe avec un délai de 3 semaines, j’ai finalement préféré redescendre à Marseille et me faire opérer rapidement avec la deuxième méthode présentée ci-dessus. Je ne suis pas médecin et je n’ai fait aucune étude sur le sujet mais la deuxième méthode me semblait plus appropriée dans mon cas.  J’avais quelques amis qui étaient déjà passés par là (Manon Hily, Théo Cartier, Lisa Constantelli…) et pour qui tout s’était très bien passé. Je n’ai donc pas hésité longtemps et je me suite faite opérer une semaine après la rupture par le docteur André Gay à la clinique Juges à Marseille. (Un grand merci pour tout !)

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La rééducation

Une fois l’opération passée le plus dur est à venir. Il faut garder le moral et aller de l’avant ! Le premier mois est le plus important. Il est primordial de regagner très vite l’amplitude (surtout l’extension). Les deux premières semaines le travail est seulement en passif. Pour cela je me rendais tous les jours ouvrables chez mon kiné (Alex Hugonnard – Cabinet K2 à Grenoble). J’ai choisi de ne pas voir un kiné spécialiste de la main mais de garder le même que pour mon genou car j’ai confiance en lui. Ensuite, jusqu’à 21 jours, le travail devient très légèrement actif. On réapprend à fléchir les doigts sans aller dans la douleur et avec le kiné qui appuie très fort au niveau de la poulie. Puis à partir de 21 jours, le poignet est enfin libre et on passe sur une orthèse thermoformable de doigt. Au début mon poignet me faisait mal, mais ça passe rapidement. Le travail en actif s’intensifie chez le kiné. Parallèlement, les gestes du quotidien aident à la rééducation. A 45 jours, le doigt est libre (sans attelle). Petit à petit, la rééducation passe en actif contre résistance (kiné, patte à modeler, balles…). La résistance augmente avec les semaines. Il est important de ne jamais aller dans la douleur! Il faut également travailler les extenseurs pour s’équilibrer.

A côté de la rééducation, mon kiné a beaucoup agit sur le drainage de l’inflammation (qui a durée longtemps pour moi !). Mon articulation interphalangienne proximale (IPP) était un peu “rouillée” et je ne pliais pas le doigt entièrement et sans douleur jusqu’à 3 mois post-op! Le travail de la cicatrice est également très important pour éviter les adhérences et la rendre plus souple. J’ai eu une “boule de peau” dans l’angle de la cicatrice qui était gênante jusqu’à 2 mois post-op. Aujourd’hui ma cicatrice a complètement disparu visuellement et ma peau est presque aussi souple qu’avant!

La reprise

Cap Canaille

A 12 semaines post-op (3 mois) j’ai pu recommencer à toucher des prises (des bacs!). Les deux premières semaine je ne grimpais jamais deux jours de suite et pas plus de 3 fois par semaine. Puis 4 fois pendant deux autres semaines. Pour ce qui était du niveau c’était au feeling. Je reconnais que ce n’était pas facile de doser l’intensité, il faut se faire confiance. Evidemment, les sensations sont complètement différentes des autres doigts. Je ressentais comme une petite gêne, plus ou moins selon les jours… J’ai grimpé en tendu pendant presque 45 jours ! Au début le fait d’arquer (ou même de semi-arquer sur des bonnes prises) me faisait mal, et même le fait d’y penser. J’avais comme un blocage psychologique ! Pour ça, j’ai demandé à mon kiné qu’on réapprenne à arquer ensemble: j’arquais bêtement ses doigts ! Ou des objets ! Et petit à petit la douleur est partie et le blocage psychologique aussi. J’ai profité de cette reprise pour faire quelques jolies grandes-voies faciles au Cap Canaille et Rocher du Midi. Ça m’a permis de me faire plaisir dans des voies tranquilles 🙂

Aujourd’hui, j’arrive à tenir toutes sortes de prises sans gêne. Certes, je suis encore très faible en force de doigt mais ça va revenir! Je devrais recommencer à me suspendre et à arquer sans risque en novembre.

Et maintenant?

© Symon Welfringer

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Et pour finir, une bonne nouvelle : je pars ce jeudi aux Etats-Unis, pour grimper 3 semaines à Red River Gorge ! Ce trip était planifié bien avant ma blessure et je suis vraiment heureuse qu’il puisse quand même avoir lieu ! Bien sûr, les objectifs ont changé, ce ne sera pas un trip “performance” mais un trip “découverte et volume” qui je l’espère sera inoubliable ! Ce qui est génial c’est qu’il y a un énorme potentiel de voies magnifiques dans tous les niveaux.

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Et comme dit mon ostéopathe préféré, Pierre Lesne “Il faut vivre le moment présent à fond”!

 

Je vous tiendrai au courant ♡

Soso.

 

Vidéo présentation

A l’occasion de l’OutdoorMix Festival qui aura lieu à Embrun du 18 au 21 mai 2018, j’ai réalisé une vidéo de présentation. Mes débuts, mon parcours et les raisons pour lesquelles j’aime tant grimper… Je vous laisse la découvrir par vous même!

A bientôt,

Soso

La voie de la (re-)reprise

Réaliser un 8c, voilà le principal objectif que je m’étais fixé pour 2018

Enfin non, pour être honnête c’était déjà celui de 2017, mais avec seulement 5 jours sur le caillou je n’ai pas vraiment pu l’atteindre. Mais bon tout n’était pas perdu puisque j’ai réalisé en mai 2017, entre deux opérations du genou, mon premier 8b+ : « Le Nabab » à St Léger.

Alors au 1er janvier 2018, au moment où tout le monde se fixe des objectifs, moi j’ai simplement repris ceux de l’an dernier ! Facile ! A ce moment-là j’étais en trip de « reprise » deux semaines entre Oliana et Siurana. On pourrait croire que je suis habituée aux reprises (après cinq blessures au genou dont quatre opérations !), ou alors que je suis en éternelle reprise ? Seulement non, c’est toujours aussi difficile. Comme tout le monde je garde en tête les bons moments avant de me faire mal. Je m’accroche à ces moments où j’étais forte, où j’ai performé. Et je patiente comme ça jusqu’à la reprise. Seulement à chaque fois que je recommence, je suis très loin de ces moments de performance, je suis clairement nulle. Et je tombe de haut (dans ma tête!). C’est dur de savoir que la dernière fois que je grimpais c’était dans du 8b+ et d’alors échouer dans du 7a en salle. Seulement je m’accroche car j’ai des rêves. Mes exigences prennent le dessus. Ce sont ces bons moments de performance qui me sont alors si douloureux (car lointains), qui sont aussi nécessaires à ma motivation. C’est sûrement ce qui me fait retrouver un bon niveau aussi vite.

Évidemment, je travaille dur pour l’atteindre de nouveau. Rééducation, entrainement, hygiène de vie… Mais pour y parvenir le plus important reste la motivation. Seulement, je suis exigeante avec moi-même et parfois, quand tout ne se passe pas comme je le souhaite, j’en souffre. J’en souffre parce que je réévalue mes objectifs à la hausse au fil du temps,  j’en veux toujours plus. Et à un moment je ne progresse plus aussi vite qu’au début…

© Symon Welfringer

A ma reprise en octobre dernier rien n’était différent, je suis passée par toutes les émotions évoquées précédemment. Et je pense même que je me suis construite, ou plus particulièrement renforcée mentalement grâce aux blessures. Aujourd’hui je n’ai peut-être pas toutes mes capacités au niveau de mes genoux mais je sais ce que je veux, je sais prendre des décisions, je sais encaisser les chocs et je sais que j’aime par-dessus tout l’escalade.

 

Mind Control à Oliana, une jolie histoire

J’avais eu la chance d’essayer cette voie en décembre dernier grâce aux garçons qui la travaillait. J’avais beaucoup aimé mais à ce moment-là j’avais aussi trouvé ça très dur et je n’étais même pas allée voir le haut! Pour la petite histoire j’avais aussi des problèmes de peau des doigts… Je saignais de partout! Et pourtant j’ai gardé cette voie dans un coin de ma tête…

© Romaric Geffroy

Pendant les vacances de février j’ai eu l’opportunité de revenir. Cette ligne me motivait énormément et pour la première fois j’avais envie de me faire « un trip projet ». C’est à dire passer le séjour à travailler cette voie et mettre des essais. Le premier jour j’avais fait une montée de calage, et tout s’est bien passé! Bonne surprise dès mon premier essai je tombe après le dernier crux! À partir de ce moment-là, ma vision avait changé, j’ai compris que j’étais en forme et je savais que j’en étais capable bien plus rapidement que ce que je pensais et je ne voulais pas me poser plus de questions. Ça a fait au premier essai le lendemain!

Je suis super contente que cette voie magnifique soit mon premier 8c! C’est une voie de plus de 40m très conti,  donc bien mon style, avec des mouvs variés sur réglettes et colos sur un rocher gris granuleux! Une des King Line d’Oliana.

Mais derrière la cotation (très subjective) il y a bien plus que ça, il  y a tout le travail et la persévérance pour revenir à mon niveau et le dépasser comme expliqué précédemment. Mais pour moi, une chose et sur : ça vaut le coup. Une chose est sûre, avec de la motivation tout est possible !

 

A très vite,

Soso ♥

 

Projet 2018

Voilà très (très) longtemps que je n’ai plus écris ici. Pourtant beaucoup de choses se sont passées… Il y a eu des hauts et des bas, 2 titres de championne de France de difficulté en catégories jeune ainsi qu’une belle dernière saison internationale en Junior, mais aussi de très belles expériences sur le circuit national et international sénior. Tout cela entrecoupé de blessures, au genou toujours… Je ne souhaite pas revenir sur ces moments aujourd’hui mais seulement en retenir les points marquants qui ont fait avancer ma vision de l’escalade. Il en ressort que malgré tous les aléas ma passion est toujours là.

© Melanie Cannac

J’ai eu en janvier et mai 2017 deux nouvelles opérations du ménisque. Les complications et incertitudes qui ont suivi ont été difficiles à accepter. Heureusement, j’ai eu la chance d’avoir près de moi une équipe médicale dans laquelle j’ai entièrement confiance et qui me soutient depuis longtemps. Malgré tout, mes douleurs ont persisté jusqu’en octobre à peu près, où j’ai enfin pu reprendre doucement la grimpe. Depuis cette reprise quelque chose a changé : je grimpe avec plus de plaisir, je fais ce qui me tient à cœur en essayant de moins me prendre la tête. Si un mouvement me fait mal au genou, ce n’est pas grave je prends une autre prise ou j’arrête. Évidemment, je suis et je serai toujours une compétitrice, j’ai donc pour habitude de m’entraîner dur et d’être exigeante avec moi-même. Cependant je sais ce qui est traumatisant pour moi aujourd’hui. Alors j’ai besoin d’avoir confiance en moi, de connaître ma grimpe, mes capacités physiques et mes fragilités pour pouvoir continuer à grimper à haut-niveau et repousser mes limites. Je me dois de protéger mes genoux en priorité.

Cette année sera particulière pour moi. Pour la première fois je vais faire une saison « off », pas de compétitions. Seulement de la grimpe en falaise, pour le plaisir. Ce n’est pas que je ne me fais pas plaisir en compétition, au contraire je serai toujours fan de cette ambiance si particulière qui pousse à se transcender dans un seul et unique run. Mais je pense que pour l’instant la compétition est trop exigeante pour moi, pour mes genoux. Dans ce contexte, il y a toujours le risque de se pousser trop loin dans l’effort… Et crac.

Heureusement, la grimpe n’est pas un sport lié seulement à la compétition. L’escalade pour moi c’est avant tout la falaise, là où j’ai commencé. J’apprécie la connexion avec la nature que l’on retrouve dans cette pratique.

© Melanie Cannac

© Melanie Cannac

Comme je l’ai dit précédemment je recherche la performance ; j’aime m’attaquer à des voies dures, des voies qui me résistent ! Bon pas trop quand même (ahah). J’aime la satisfaction qui m’envahit lorsque je clippe le relais d’une voie dans laquelle, lors de la première montée, je ne faisais même pas tous les mouvements intrinsèquement. J’aime le processus de travail d’une voie jusqu’au run victorieux. Un run où tout ne s’est peut-être pas parfaitement passé mais où je me suis battue, j’ai tout donné, et ça a marché ! Un run où finalement je ne me souviens de presque rien tellement j’étais concentrée dans mon effort, guidée par la mémorisation préalable de la voie.
Je retrouve cette même sensation de satisfaction lors de mes essais dans des voies dures à vue. Mais avec un aspect différent. La plupart du temps j’ai une grimpe consciente, plus réfléchie à l’écoute de mes sensations, de mes doutes, de mes capacités personnelles. Décider si je vais prendre telle ou telle prise, savoir où je vais placer mon pied, mousquetonner… La variété des mouvements est pour moi ce qui fait la richesse de l’escalade. C’est un sport complet : technique, physique et mental, difficile à assimiler. Mais pour moi c’est par la grimpe à vue qu’on apprend le plus, et même au bout de 12 ans d’escalade j’ai toujours à apprendre !

Je veux être ambitieuse et me fixer de vrais objectifs même s’ils ne sont pas en compétition. J’ai besoin de ces objectifs pour savoir pourquoi je m’entraîne, dans quels buts, à plus ou moins long terme. Jusqu’à présent j’étais plutôt tournée vers la couenne en extérieur et je le suis toujours, plus que jamais, mais j’ai maintenant envie de m’essayer aux grandes voies difficiles. Mon cursus scolaire me permet d’avoir 4 mois de vacances entre mai et août. Entre la prépa intégrée INP et l’école d’Ingénieur Génie Industriel (je l’espère). Cette période exceptionnelle est pour moi une occasion de me consacrer pour la première fois exclusivement à l’escalade ! J’ai des voies mythiques en tête telles que « Tom et je Ris » dans le Verdon, « Digital Crack » à l’Aiguille du Midi, « Tennessee » dans le Tarn, « Une arquée pour un criquet » chez moi au Fournel, « Asproman » une grande-voie à Ailefroide, et bien sur une ribambelle de voies à Céüse ! Je pense donc bouger dans le sud-est de la France tout l’été. J’ai hâte d’entamer cette période même si j’avoue ne pas savoir exactement comment tout va se dérouler. Il va sûrement y avoir des hauts et des bas mais peu importe, je compte bien profiter un maximum de cette occasion unique !

A suivre…

Solène

© Melanie Cannac

PS : Bon, pour garder un pied dans la compétition et être certaine que ça me fait toujours autant vibrer, je participerai aux championnats de France à Arnas en juin. Histoire de me motiver pour être de retour à fond l’an prochain !

Programme prévisionnel :
Début Mai : Verdon
Fin Mai à mi-Juin : Hautes-Alpes
Championnats de France
Fin Juin : ?
Début Juillet : Chamonix
Fin Juillet à Mi-Aout : Céüse
Fin Aout : Ailefroide

PPS: Si vous voulez me rejoindre, faites-moi signe!

Black Diamond

Just feel so pround to have my own athlete page on Black Diamond’s website!!

Check it here: http://eu.blackdiamondequipment.com/fr/athlete-bio-amoros-solene.html

 

Also feel really grateful for their support during this long injured time. Hope my knee will be health and strong enough to start climbing for new year!

 

Love <3

 

 

Margalef

Coucou!

Voilà un petit article pour vous tenir informé de ma période hivernale!

Tout d’abord je vous souhaite une très belle année à tous, qu’elle vous apporte plein de bonnes choses!

En ce qui me concerne j’ai commencé l’année 2015 en Espagne puisque j’étais au soleil à Margalef pendant 5 jours avec des amis! Après 2 gros mois intenses de Préparation Physique Générale, et beaucoup de boulot au lycée (4h de DS commun tous les samedis matin!), j’avais vraiment besoin de me reposer et de me ressourcer! Ces 5 jours étaient donc une superbe opportunité pour moi pour m’évader en falaise! Continue reading

RJUKAN, NORWAY: THE NEW WATER ENERGY

Une super vidéo de mon partenaire BlackDiamond à propos de leur dernier trip en cascade de glace à Rjukan en Norvège. C’était en février dernier!  Enjoy 🙂

http://vimeo.com/114056802

Pour plus d’information:
http://blackdiamondequipment.com/en/experience-story?cid=rjukan-norway-new-water-energy

2 week-end bien remplis: DeepWater + 24h du Mur

Coucou!

Comme prévu voilà mon retour sur les deux derniers week-end.
J’ai d’abord participé à l’Urban Element Series à Marseille. Pour une première année c’est déjà un bel événement avec pas mal de monde. C’est une rencontre entre sports Outdoor: Slackline, Escalade, Paddle… Tous ça sur le port de Marseille au niveau du Mucem! J’ai donc participé au Deep Water, l’organisation avait monté des blocs au dessus de l’eau. Il y en avait pour tous les niveaux et je comptais bien en profiter pour m’éclater! Une bonne ambiance, du soleil, de la bonne humeur, de la rigolade… Malheureusement ça a plutôt été une mauvaise expérience pour moi qui craint les plongeons. Après une dizaine de sauts impossible de continuer, mes oreilles me faisant horriblement mal. 🙁 J’ai d’ailleurs choppé la sinusite pour une semaine… Bref, je repars très déçue de ne pas avoir pu me faire plaisir. Le deep water ça reste très sympa, mais pas pour moi! Petite anecdote, je suis tombée de tout en haut (donc de 5m) à l’horizontal, car j’avais les pieds au niveau de la tête, et résultat je me suis pris un beau plat! Aie, je me demande comment font ceux qui font du deep sur des parois beaucoup plus hautes! 

La vidéo best-of c’est ici!

 

Le week-end dernier direction Oloron Sainte-Marie pour les 24h du Mur, l’open international dans le sud-ouest qui fait tant parler de lui! C’était la première fois que j’y participais et je n’ai pas été déçue!
Le concept: 24h de qualifications non-stop suivies d’une finale pour les 8 meilleurs.

Je suis arrivée sur place encore un peu malade donc pas en grande forme j’ai donc décidé d’y aller cool et de gérer mon temps de grimpe puisque en 24h, bah il y a le temps! Alors on grimpe un peu, on discute, on rigole, on regrimpe un peu… Jusqu’au repas du soir organisé par la compet qui se résume à un grand festin accompagné d’une fanfare entre chaque plat! Super! Je ne pensais pas du tout grimper dans la nuit mais l’ambiance a fait que je m’y suis mise! Et ça a plutôt bien marché! Certains grimpaient déguisés! J’ai quand même ensuite un peu dormi pour regrimper un peu le matin. Résultats des 24h de qualifications je me place 4ème ex-aequo des qualifications avec un bon gros volume de grimpe dans les bras et satisfaite de moi. Les finales se sont ensuite vite enchaînées dans l’après-midi. J’étais fatiguée mais aussi très enthousiaste. Malheureusement je n’ai pas su bien grimper et je tombe prématurément sur un mouv assez difficile mais largement faisable. Je suis déçue de ma finale avec une 7ème place à la clé, mais ravie de mon week-end. Les 24h du Mur? A refaire!


Photo Philippe Joanteguy

Photo Fred Mesnard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vidéo des finales c’est ici! Voyez l’ambiance… 😉

Bisous bisous,

A bientôt,

Soso

 

Reprise! 8a à vue!

Coucou!

Après mon petit trip en falaise je me suis bien reposée. Non pas une dizaine de jours comme prévu mais plutôt 3 semaines. J’ai donc repris lors de ma rentrée au Creps. Muscu + bloc + suspensions + conti…, il y en a eu à la carte! Quel bonheur de reprendre mais bonjour les courbatures!

Bref… Hier, j’ai décidé de profiter de mon week-end à la maison pour aller en falaise. Direction le Rif d’Oriol, un petit canyon bien frais dans le Briançonnais. La grimpe y est particulière, très technique puisque le rocher est vertical, formé de petites strates dans tous les sens. Et quelle surprise, j’enchaîne mon premier 8a à vue!!! Trop contente! La voie s’appelle “La tuerie d’Oriol”. Une voie longue, technique, sur arquées, donc parfaite pour moi! 😉

Retour à Aix aujourd’hui pour continuer le cycle de Prépa Physique Général. Sinon, le week-end prochain je serai aux Urban Element Series à Marseille pour le psicobloc et le week-end d’après aux 24h du Mur à Oloron!

A bientôt alors,

Solène

Rock trip Entraygues/Céüse

Coucou!

Je reviens d’un petit trip falaise de 10 jours avec deux amis Loîc Mazars et Ghislain Pipers. Nous avons d’abord passé 2 jours à Entraygues dans le Briançonnais, vraiment pas loin de la maison! Je me suis attaquée à un superbe 8b, le fameux “Brûlot”. Je me souviens encore de Fred, mon entraîneur, aujourd’hui en Haute-Savoie, l’enchaîner après beaucoup d’acharnement alors que je faisais mon premier 8a dans le secteur de gauche, beaucoup moins dévers! Je n’ai malheureusement pas encore sorti la voie mais je progresse… ça va bientôt le faire!

Après une nuit sous la tempête qui nous a contrainte à nous réfugier dans la voiture puisque la tente tombait en lambeaux,  nous avons pris la route pour Céüse.
Céüse, ah Céüse! J’ai toujours aimé cette falaise, et malgré qu’elle soit proche de la maison (1h15) j’en profite peu. Longues marches, longues journées… Cette fois nous avons décidé de rester autour du secteur Demi-Lune. Etant donné du peu de jours de grimpe qui nous restaient, 5 jours au total, (2 et 3 d’affilés) je ne voulais pas m’attaquer à des projets durs, je trouvais ça dommage de m’acharner dans une voie quand on voit tout ce que la falaise a à nous offrir. Continue reading